American dream #4

AU PAYS DES JUMBO MARSHMALLOW

Tous ce que nous connaissions des supermarchés américains se résumaient à l’image que nous avions par la télévision et les séries télévisées. Avant de partir, nous sommes tombés sur une émission qui m’a captivé (Hugo) une bonne (bonne) partie de l’après-midi. Elle se trouvait sur l’une des chaînes obscures de la freebox, c’est-à-dire après la chaîne 24 et mon émission favorite sur les trappeurs dans le Montana ou en Alaska. Cette émission, dont je ne me souviens plus du nom, était sur les accros aux bons d’achats. Cette Xème téléréalité me montrait des personnes (surtout des femmes pour la remarque mysogyne) qui cherchaient à faire de bonnes affaires pendant leur course (cad : s’en sortir sans les payer) grâce à un montage financier digne de Madoff. Les sommes pouvaient atteindre 500$ voire le double ou le triple ! Elles payaient bien souvent moins de 50$ ! Une fois à la caisse, le passage des articles mais surtout des bons pouvaient durer une heure au moins…

Voilà un extrait…

Bref cette image caricaturale me renvoyait à une autre façon de consommer mais pas à une image du supermarché différente de celle que j’avais alors analysé lors de mon diplôme et de manière plus générale aux supermarchés en Europe.

En fait, nous nous trompions. Les supermarchés que nous connaissons en France sont bien différents de leurs homologues americains. Aux Etats-Unis, les supermarchés sont spécialisés : ils n’ont pas de vêtements, ne vendent pas d’électroménagers. Ils vendent seulement de la nourriture, des produits ménagers, et pour certains des médicaments via une pharmacie interne. En effet, le supermarché de bazar qui vend de tout au même endroit a été inventé (cocorico) en France par Carrefour. Le modèle a été exporté par la suite dans de nombreux pays via la franchise. Il est donc très courant aux USA de faire plusieurs magasins le samedi ou le dimanche pour trouver tout le nécessaire. Un gain de temps quand nous savons que rien n’est à côté

L’une de nos craintes (mais surtout Charline) était le manque de qualité des produits et surtout leur fraicheur, quand nous savons que certaines villes américaines comme Detroit sont qualifiées de « désert alimentaire »1. Nous savions que nous pouvions trouver beaucoup de choses, mais après à proximité de chez nous, c’était la surprise…

***

Notre premier remplissage de frigo a été épique. Le supermarché ne se trouve pas si loin que ça : à quelques arrêts de bus ou 15 minutes à pied. Bon point. Mais concrètement, nous sommes restés 2h dedans. Nous étions à la fois perdus (alors que ce n’est pas si grand que ça) et abasourdis par ce que nous voyons. Nous ne savions pas par où commencer…

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La première étape a été de choisir un pain. Adieu la vraie bonne baguette, bien que nous avons découvert qu’il existait une « french old baguette ». Nous allons sans doute en essayer plusieurs avant de trouver le type de pain qui nous convient le mieux mais pour l’instant il n’y a pas eu de drame.

Concernant les fruits/légumes, ça allait encore, mais il fallait faire attention et prendre l’habitude : on ne doit plus penser en kilo mais en livre (= 453,5 g). Tout est bien calibré, le goût est là, et il y a des stand de vente de produits « locaux » plutôt bons (rayon de 300 bornes). On profite des dernières courgettes avant d’attaquer tous les curcubitacées de l’automne…

La partie viande/charcuterie/fromage a été intéressante. Trouver du jambon ou du fromage râpé normal c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. La grande spécialité est le jambon sucré au miel. Pour le moment, nous n’avons pas osé… Faute d’envie sans doute… Pour le fromage, nous avons déniché du « swiss cheese ». Mais ça existe depuis peu de temps. Le reste, ne faisait pas spécialement envie. D’apparence trop plastico-industrialo-chimique. Et c’est à la suite de ça que nous nous sommes retrouvés comme deux andouilles devant les oeufs et à comprendre que beaucoup de produits sont notés et calibrés et particulièrement les oeufs.  AA / B / Small, Medium XXL… Bref comme des T-shirt, il fallait choisir la taille de ses oeufs. Après avoir lentement réfléchi (car ces courses mine de rien étaient épuisantes), nous nous sommes lancés un peu au pif… A voir pour les prochains à tester.

Parmi les moments les plus étranges, et je pense qu’il aurait fallu que quelqu’un nous prenne en photo à ce moment là, c’est quand nous sommes passés au jus de fruit et boisson. Comme les légumes, il ne faut plus penser en litre mais en gallon (=3,7 L). Au moment de choisir du jus d’orange, les bouteilles sont au minimum d’1/2 gallon. Déjà qu’en France à deux, boire de 1L ça prend du temps, alors là… De toute façon, nous n’avions pas le choix de prendre ça. Ensuite, au moment des sodas, le gallon de jus ressemble plus à un jerrican qu’à autre chose. Ca décourage assez rapidement car d’une, boire tout ça à deux c’est juste énorme, et puis il faut le transporter. Après très souvent, les petites bouteilles sont en lot. Et tout de suite, ça démotive aussi et ça nous a fait repenser à l’émission d’accros aux coupons…

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La seule photo que nous nous sommes permis de prendre…

Pour finir, en flânant dans les rayons, nous avons découvert des marshmallow de la taille d’un demi-point de la main… Parfait pour les barbecues, mais nous n’avons pas osé nous lancer ce défis gustatif…

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